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Analyser et établir une stratégie

 
HISTOIRE
Lorsqu’on lui a dit à 14 ans qu’elle n’irait plus à l’école, Agnes Macphail a supplié qu’on la laisse poursuivre ses études. Ce n’était pas la norme que les jeunes filles en milieu rural quittent leur communauté pour fréquenter une école loin de chez elles, particulièrement si on avait besoin d’elles à la maison. Son vœu a été exaucé. Plus tard elle a pu poursuivre ses études.
 


 
Réflexions
« Pour être bonne en politique, vous devez pouvoir rejoindre et toucher les gens d’une manière personnelle, vous présenter d’une manière qui établira un contact avec eux. La difficulté, c’est de savoir jusqu’où aller, de toujours avoir les pieds sur terre. Vous devez connaître vos limites, sinon vous pouvez vous perdre très facilement. »
Janet Ecker, ex-ministre des Finances de l’Ontario

« Je ne peux pas me rappeler au juste quelle était l’histoire qui a tout déclenché. Je me rappelle simplement d’avoir pensé qu’il fallait changer les choses là-bas (au conseil de ville) après avoir lu le journal. Alors, je me suis levée de mon bureau à midi, je suis allée à l’hôtel de ville et je me suis inscrite comme candidate au conseil. C’était une impulsion. Je me rappelle être revenue du déjeuner et avoir dit à mon patron ce que j’avais fait. Sa réponse a été : "Viens ici. Nous devons établir un plan, parce que tu vas gagner!" Naturellement, j’étais encore sous le choc d’avoir dépensé 100 $ sur un pari plutôt que de m’acheter une nouvelle paire de jeans. Je n’avais pas de plan en place et je n’avais aucune idée de la façon de mener une campagne. J’ai certainement appris vite. »
Sandy White, conseillère, London, Ontario

« De par ma nature, je suis une visionnaire et une femme très compétitive et, à la réflexion, ce sont les habiletés que j’ai apportées à toutes les tâches que j’ai entreprises. Le fait d’être une femme n’a jamais été un problème pour moi. J’ai grandi dans une famille où on nous apprenait qu’il suffisait de vouloir pour pouvoir, mais qu’il il y avait des responsabilités rattachées à cette vision. »
Sénatrice Joan Cook, femme d’affaires de métier nommée au Sénat en mars 1998.

« Puisque je faisais de la compétition sportive depuis toujours, j'ai vu une campagne électorale avec le même regard : il faut mettre toutes les chances de son côté par une bonne préparation, une bonne équipe, donner le meilleur de soi et, ensuite, compter aussi un peu sur la chance. C'est un peu comme si au départ, mon instinct de compétitrice était facilement transférable à celui de politicienne et candidate. »
Louise Poirier, conseillère et première présidente du nouveau Comité permanent : Accroître la participation des femmes dans les gouvernements municipaux

« J’ai appris une leçon très importante : si vous y croyez fermement, rester fidèles à vos idées, si difficile que soit la bataille. Ne reculez jamais devant l’opposition.
Kim Devine, conseillère de la ville de Charlottetown


Une histoire mémorable qui s’est déroulée à l’école met en lumière le courage d’Agnes Macphail : la maîtresse somme une jeune fille docile nommée Isobel à se rendre au tableau pour expliquer un problème de géométrie. L’enseignante se met alors à l’intimider et à faire pression sur elle au point où Isobel en oublie ce qu’elle savait. Pendant que la jeune fille humiliée retourne à sa place, l’enseignante déclare qu’elle trouve bizarre qu’Isobel n’ait pu se rappeler ce qu’elle savait quand elle était assise. Agnes prend sa défense et rétorque « Il n’y a rien là de bizarre. Personne ne pourrait reconnaître une ligne droite d’une croche avec la pression que vous exercez! »
 


Dans la section 5 des Comment?, vous trouverez de l’information sur la façon d’élaborer une stratégie de campagne avec votre équipe. Ici, nous explorerons certains aspects de la façon d’appliquer la pensée stratégique à votre vie personnelle. Apprenez à vous arrêter pour réfléchir à ce qui se passe aussi souvent que possible; analysez vos émotions et leur origine et prenez le temps qu’il faut pour déterminer la façon dont vous réagirez, et pourquoi, comme Koan Kirner et Moira Rayner le conseillent :


Ne comptez pas seulement sur votre instinct, bien que vous deviez savoir quand lui faire confiance. Reconnaissez-le, faites-lui confiance, mais n’agissez jamais avant d’avoir vérifié les faits et demandé conseil. Beaucoup de ce qu’on appelle "instinct" n’est en fait que de vieilles habitudes, de la manipulation émotionnelle ou des réactions automatiques.


« Connaître les règles du jeu et travailler très fort. » Voilà les paroles de la très honorable Jeanne Sauvé, dans un documentaire radiophonique de Radio Canada, en 1974.


Tout comme en affaires, dans les sports ou en éducation, vous devez établir un but précis, analyser la situation, établir un échéancier pour atteindre ce but – à court, moyen ou long terme. Et, tel que souligné ci-dessus, bien qu’elles soient importantes, ne comptez pas entièrement sur l’intuition ou l’improvisation.


Dans un discours prononcé à une conférence sur les femmes et la politique à Fredericton (Nouveau-Brunswick) en juin 1987, alors qu’elle était ministre responsable de la Condition féminine, l’honorable Barbara McDougall a affirmé qu’un plan gagnant reposait sur trois points : la crédibilité, l’initiative et le courage. Et elle a expliqué ensuite comment ces qualités l’avaient aidée à développer sa carrière politique :


« Vous devez dresser un inventaire de vos habiletés personnelles et établir un plan de match gagnant. Mais comment y arriver? Quelles sont les stratégies de succès en politique? Je crois que les trois clés de la réussite en politique sont : crédibilité, initiative et courage. »

Vous devez d’abord être crédible. Il faut d’abord que vous croyiez en vous-même avant de vous présenter. Vous devez reconnaître vos propres habiletés et les utiliser à votre meilleur avantage. Vous devez avoir des talents à offrir au nom des gens que vous voulez représenter et une perspective originale. Et vous devez également vous engager vraiment à accomplir quelque chose une fois que vous aurez gagné.

Comprendre ce que vous voulez accomplir, c'est-à-dire gagner, est au cœur du succès en politique. Dressez un inventaire de vos habiletés personnelles et établissez un plan de match gagnant.

La crédibilité repose aussi sur une connaissance approfondie dans votre champ de responsabilité. Vous avez besoin d’une bonne formation – la meilleure que vous pouvez vous permettre – et de travailler fort pour maîtriser les techniques nécessaires à votre travail.

Cela signifie souvent qu’il faudra que vous passiez à un niveau plus élevé, même si vous devez sacrifier deux soirées par semaine pendant trois ou quatre ans – que vous travailliez de longues heures pour vraiment saisir une nouvelle situation rapidement… que vous répondiez à des demandes impossibles… que vous preniez vos vacances à un moment qui ne vous plait pas, parce que c’est le seul temps dont vous disposez.

La crédibilité est le chemin vers la croissance des possibilités et le fondement d’une base de pouvoir.

Lorsque je suis devenue analyste financière à Vancouver, je me suis dit qu’étant donné que la foresterie était l’industrie la plus importante en ville, je développerais ce domaine comme spécialité. Personne d’autre ne le faisait et, en moins de deux ans, je suis devenue la seule analyste des produits forestiers crédible dans une province surpeuplée d’arbres, et j’ai établi ainsi ma crédibilité – et j’en ai tiré avantage.


Ce qui m’amène au second point du succès en politique – vous devez faire preuve d’initiative. Recherchez des possibilités d’accroître vos responsabilités.

Trop souvent, il semble que les femmes font le travail qu’on leur confie très bien et qu’elles s’acquittent de leurs responsabilités à la satisfaction de tous – mais lorsqu’il s’agit d’avancer, la plupart des femmes attendent encore qu’on le leur demande. Évitez cela.

Lorsque je travaillais à Vancouver, les associés ont décidé de doubler la taille de mon département – ce qui signifiait ajouter un analyste. Ils ont en effet embauché un nouvel analyste qui est immédiatement devenu le gestionnaire du département.
Il ne m’est jamais venu à l’esprit de demander ce poste. Et inutile de le dire, il n’est jamais venu à l’esprit de mon employeur de me l’offrir. Je me demande souvent ce qui serait arrivé si j’avais pris cette initiative.

Plus tard je suis devenue plus futée.

De retour à Toronto, j’ai voulu m’engager en politique d’une manière
importante. J’ai commencé à établir une relation avec l’association
des progressistes conservateurs de la circonscription de Rose Dale
au moment où David Crombie, le maire de Toronto, se présentait à
sa première élection partielle fédérale. Je voulais à tout prix avoir
une voix dans sa stratégie de campagne. Mais David ne me
connaissait pas.

Je me suis donc présentée à Bill Saunderson, directeur de campagne
de David, et je lui ai dit que j’aimerais aider. Puis, je suis retourner
à la maison et j’ai écrit une lettre indiquant ce que j’aimerais faire
et comment. Quelques jours plus tard, Bill me téléphone et organise
une rencontre entre lui, David et moi.

On m’a confié une série de postes responsables dans le parti, de
sorte qu’au début de 1984, j’étais prête avec ma propre base de
pouvoir en place, et j’ai demandé l’investiture conservatrice dans
St. Paul’s. Quant au reste, on dit que c’est l’histoire.

Autrefois, j'étais vendeuse pour une firme de courtage. Je leur ai fait savoir
que je voulais occuper un poste de cadre. Parce que j’avais dirigé
deux campagnes de David Crombie à ce moment-là, on m’a offert
d’être la première femme vice-présidente de l’entreprise.

Cela s’est avéré une bonne chose à court terme seulement, parce
que la firme a été reprise par une autre entreprise.

Mon poste s’est retrouvé dédoublé et le cadre venant de l’autre
entreprise avait beaucoup plus d’expérience que moi, de sorte que
j’ai été congédiée. Mais je ne regrette pas un instant d’avoir pris le
risque, et j’ai pu me mesurer dans un rôle que je voulais vraiment.


Et pour prendre des risques, vous avez besoin de courage
– soit ma troisième clé du succès en politique.

N’ayez pas peur de prendre des risques. "Peur" n’est pas le bon
terme – nous avons tous peur de prendre des risques, mais nous
les prenons quand même. Je croyais au début que le courage était
inné… puis j’ai découvert que dans quelque salle que ce soit, tous
les autres étaient aussi terrifiés que moi. Et j’ai réalisé alors cette
grande vérité fondamentale : le courage n’est pas l’absence de peur
– le courage consiste à aller de l’avant malgré sa peur, malgré le
risque de l’échec. »



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